CORPUS DES VOYAGEURS IBN FADL ALLAH AL-‘UMARI |
1349 |
Kamal, Youssouf, Monumenta cartographica Africae et Aegypti, IV, 2, s. é., 1937. Ibn Fadl Allah al-‘Umari appartenait à une famille de fonctionnaires à la cour des sultans Mamelouks du Caire. Il naquit en 1301 et mourut à Damas en 1349. Ce fut un administrateur de renom et était versé dans toutes les sciences. Ses principaux ouvrages sont la grande géographie encyclopédique intitulée Masalik al-Absar fi Mamalik al-Amsar (Les Itinéraires des Regards à travers les Royaumes du Monde Civilisé), et le manuel des fonctionnaires de chancellerie qui porte le titre de « Al-Ta’rif bi-Moustalah al-Charif » (L’Enseignement dans les Règles protocollaires du service gouvernemental) (1). Remarque : texte incomplet. p. 1239 : « Al-Iskandariya est une ancienne ville importante et très considérable ; anciennement elle était même plus grande qu’aujourd’hui… Elle a été bâtie par Iskander Dhou ‘l-Qarnain… La ville possède des rues extrêmement larges, et chaque section ressemble au carreau d’un jeu d’échecs ; elle est entourée de murs bien munis et de tours fortifiés… La seule ville dans le pays de Misr dont le commandant soit attitré à remplacer le sultan est al-Iskandariya… C’est en outre un carrefour de toutes les expéditions commerciales par terre et par mer… Rien au monde ne peut égaler les étoffes tissées et brodées qu’on y fabrique… Al-Iskandariya est le port commercial pour l’Occident, al-Andalous, les îles des Firandj et le pays des Roums… Vers al-Iskandariya s’étend un bras du Nil, par lequel les bateaux de Misr peuvent l’atteindre et vice-versa ; à l’époque de la crue du Nil ce bras se remplit et se répand dans les bassins qu’on a construits à l’intérieur de la ville pour emmagasiner l’eau… » « Tout ce qui m’a été rapporté au sujet du phare d’al-Iskandariya est devenu maintenant des vestiges, après que la partie supérieure en est tombée et que ses traces ont disparu. Il n’est resté du phare maintenant que moins de vingt coudées… La garde est montée actuellement seulement dans un phare qui a été nouvellement construit sur une haute colline à l’intérieur des murs, qu’on nomme Kawm Mou’alla, et qui n’a pas de fondement stable… » |
(1) Salibi, K. S., «
Ibn Fadl Allah al-‘Umari », in Encyclopédie de
l’Islam, t. III, Leiden/New-York/Paris, 1971, p. 781-782. |
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