Le site sous-marin de Qaitbay - Méthodes et techniques L'opération archéologique |
| Isabelle Hairy |
| dernière mise à jour,
mai 2006 |
| L’aventure archéologique
débuta en 1961 avec l’« invention », terme
du jargon archéologique signifiant la « découverte
», du site par l’archéologue amateur alexandrin,
Kamel Abul Saadat Ses résultats motivèrent une intervention
de la Marine Nationale égyptienne qui renfloua, parmi d’autres
pièces, la statue colossale d’une reine en Isis. Puis,
il fut rapidement exploré par l’archéologue écossaise,
Honor Frost, qui n’en remit pas moins un rapport détaillé
concluant à la nécessité d’une étude
globale des pièces immergées qu’elle assimilait
aux restes du Phare. |
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1 - Dessin original de
Kamel Abul-Saadat sur la carte du cadastre, avec un aggrandissement
sur le site de Qaitbay (S. A. Morcos, “Early discoveries of submarine
archaeological sites in Alexandria”, Underwater archaeology and
coastal management, Focus on Alexandria, UNESCO, Paris, 2000, pl. 4)
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| Qu’il s’agisse du Phare ou d’autre
chose, il n’en reste pas moins que parler de l’origine
des pièces immergées revient à penser qu’il
y avait un temps où celles-ci faisaient partie d’une
ou de plusieurs constructions disparues. C’est le sujet même
de l’archéologie. Sans cette idée, pas de fouilles.
Mais qu’arrive-t-on à démontrer aujourd’hui
? En amont de ces questions, il a fallu déterminer « l’après
», c’est-à-dire caractériser l’espace
dans lequel gisent les blocs, ce qui revient à étudier
leur mode de répartition, préalable indispensable avant
de s’attaquer à la question de leur datation. Pour cela,
plusieurs méthodes et techniques ont été mises
en place sur les 1,3 hectares constituant l’étendue totale
du site ; ce sont elles qui ont défini la nature de l’opération
archéologique. |
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