La mise en place malencontreuse,en 1993, d’une série de blocs de béton sur le site antique immergé au pied du Phare a conduit le Service Egyptien des Antiquités à demander au CEAlex d’intervenir dans une fouille d’urgence sous-marine. La première campagne a eu lieu en automne 1994. Hors des caméras qui les ont accompagnées de 1995 à 1997, produisant un film qui a rendu le site célèbre, les recherches se poursuivent.

Le site sous-marin de Qaitbay

Isabelle Hairy - Architecte-archéologue
Ingénieure de recherche au CNRS-USR 3134
Responsable des fouilles sous-marines du Phare

dernière mise à jour, mai 2006
cliquer pour agrandir l'image

Position du site sous-marin dans Alexandrie; contours de la ville à l'époque antique avec la localisation de ses principales composantes ( © CEAlex, carte I. Hairy, tous droits réservés).

Le site sous-marin de Qaitbay n’est pas né d’hier ; au XVIIe siècle, le consul de France en Égypte, Benoît de Maillet, évoquait déjà les restes du Phare d’Alexandrie dans les « débris, qu’on aperçoit encore sous les eaux, lors que la mer est parfaitement calme ».
Reconnu comme site archéologique au début des années 1960, les pièces immergées au pied du fort mamelouk n’ont pourtant commencé à être étudiées qu’à partir de 1994, par une équipe de scientifiques du CEAlex ; son directeur, Jean-Yves Empereur, prit la direction des opérations avec le soutien de l’Institut Français d’Archéologie Orientale (IFAO). Depuis lors, les campagnes qui se succèdent à raison de deux missions par an ont permis de dégager environ 3000 éléments de décor, d’architecture et de statuaires, en granit, en quartzite, en marbre, en grauwake, ou encore en plomb et en bronze.
L’archéologie, l’épigraphie, l’étude des décors et de l’architecture, et même la métallurgie, apportent déjà quelques réponses aux nombreuses questions soulevées par l’observation du site.

Mais au fait, peut-on répondre à la question de l’origine des pièces immergées ? Appartiennent-elles à la merveille disparue, le Phare d’Alexandrie ?

 

si vous êtes entré sur le site par cette page, cliquer ici pour activer la fenêtre de navigation